samedi 30 mars 2013

Power System Studies/Power System Analysis/Engineering

Power System Studies refers to the study of power evacuation from generation to loads, under control, protection and supervision; and under normal or contingency conditions; under various expected operation scenarios; capturing the behaviour of the electrical network, its elements, its control, protection and their response under different time frames, spanning few a micro seconds to several hours or even years of time.
These studies may also be classified as Static, Dynamic or Transient, depending on the mathematical models used in analysis and the time frame of examination of the behavior of the power system under consideration.
The nature of the studies and their objectives may vary for different types of electrical network [or power systems] and the problems being analyzed, with possible different criteria. Thus a study for a transmission system , a distribution system or an Industrial network may not all have identical perspective, even though the type of analysis modules used in analyzing them are same.
These studies may fulfil the objectives of system planning, system design, system protection and control, developing system operation strategies,  commercial and technical evaluation and feasibility studies, solutions for problems faced during system operation.
These studies are pre-requisites for any new system, for any new renovation, modernization and expansion plans, and also for existing systems for arriving at solution for problems faced in the operation.
As a rule, it is mandatory to perform the power system studies, where interconnection of two different systems are proposed. For example, interconnection of a industrial load to a distribution company, requires that standard set of studies to be performed, typically covering, the load flow, short circuit, relay coordination, harmonic analysis , motor startig studies and stability studies as applicable.

List of Power System Studies/Analysis

The power system study group have performed widest possible range of power system studies as follows. The studies cover planning, engineering, economic aspects of power system, design, operation, control and protection and uses appropriate static, dynamic or transient study models for power systems.


Data Needed for Power System Studies

A Kalkitech Case Study for Industrial Power System Studies

vendredi 29 mars 2013

Point chaud sur le selecteur des transformateurs

Cas pratiques de transformateurs de puissance réparés

à partir de l’évaluation d’analyses d’huile

Mohamed BELMILOUD ( mohamed.belmiloud@transfo-lab.com ) ; Transfo Lab (www.transfo-lab.com)
Jean SANCHEZ ( jean.sanchez@tsv-transfo.com ) ; Transformateurs Solutions Vénissieux (www.tsv-transfo.com)

Résumé

Les transformateurs de puissance sont des éléments clés des systèmes électriques. De par leurs spécificités techniques et leur coût élevé, la tendance est de les garder en service aussi longtemps que possible. Pour arriver à une telle gestion des appareils, les techniques de diagnostic deviennent de plus en plus importantes pour évaluer au mieux l’état des transformateurs.Deux cas pratiques présentent ici des relations entre des mesures électriques et chimiques dans le but d’améliorer la fiabilité des diagnostics relatifs aux transformateurs de puissance.

Mots clés

Transformateurs de puissance ; AGD ; Analyse d’huile ; Gestion de parc ; Résistance d’enroulement ; Réparation

Introduction

Cet article présente le premier cas pratique où les analyses d’huile illustrent dans un premier temps leur capacité à prévenir des dégâts importants dus à l’évolution de défauts thermiques naissants. La détection de ces défauts peut prévenir de défaillances irréversibles. Ensuite des mesures de résistances d’enroulements ont permis de localiser des points chauds sur des changeurs de prises, qui ont pu alors être réparés. Finalement ces transformateurs ont repris leur service pour des années grâce un diagnostic approprié de défauts évolutifs, et leur prise en charge a été adaptée au mieux durant tout le processus de diagnostic et de réparation.

Moyens de diagnostic utilisés

Analyses d’huile

Les concentrations d’Analyses des Gaz Dissous (AGD) dans l’huile permettent d’identifier des points chauds et des arcs dans l’huile des transformateurs immergés. Certains des principaux gaz analysés sont : CH4, C2H6, C2H4, C2H2, CO. L’évolution de la concentration de ces gaz peut être intéressante pour le diagnostic, et certains systèmes comme le triangle de Duval peuvent aussi apporter des éléments efficaces dans l’évaluation de défauts thermiques naissants.

Résistance d’enroulement

La résistance d’enroulement est mesurée par injection de courant, et peut être comparée aux autres enroulements similaires du même transformateur. Dans le cas où des différences apparaissent, cela peut impliquer un problème de court circuit au sein de l’enroulement ou une mauvaise résistance de contact.

Inspection visuelle

Elle permet de visualiser précisément certains défauts mécaniques, des particules ou des points chauds. Cela implique souvent de décuver le transformateur pour obtenir un accès visuel suffisant à l’inspection des bobinages. L’inspection visuelle lorsque c’est possible est un moyen très efficace de confirmer certains défauts.

Cas PRATIQUE N°1

DESCRIPTION DU TRANSFORMATEUR

Ce transformateur de puissance est en service dans une industrie chimique et alimente un redresseur pour son processus. Ses caractéristiques sont les suivantes.
Puissance 22 MVA
Age 37 ans
HT 20 kV
BT 376 V
Couplage Yy
Régleur en charge MR type D 35 positions avec inverseur

Investigations

ANALYSE D’HUILE

Dans un processus de maintenance, des Analyses des Gaz Dissous (AGD) de l’huile du transformateur ont été réalisées en 2004 (Figure 1) et plusieurs fois par la suite.

Figure 1: Evolution des teneurs en gaz lors des différentes analyses d’huile
La concentration d’acétylène (C2H2), autour de 300 ppm, est relativement élevée et significative d’une présence d’arcs dans le transformateur. Cependant celle-ci reste constante dans le temps, et au début la concentration des autres gaz significatifs de points chauds (CH4, C2H6 et C2H4) sont presque tous inférieurs à 100 ppm. Vu l’âge du transformateur, 37 ans, et son usage intensif dans un processus de production, il a été supposé que l’étanchéité de la cuve du commutateur du régleur en charge n’était plus efficace. Cela implique que lors d’un passage de prise, un peu d’acétylène principalement est produit et se déplace dans toute l’huile du transformateur, au lieu d’être confiné au sein du commutateur.A partir de fin février 2007, l’acétylène reste constant mais les trois autres gaz significatifs de points chaud augmentent fortement. Dans des conditions d’utilisation normales ces gaz n’auraient pas dû augmenter, ou à minima dans un rapport proportionnel à l’acétylène. Mais l’acétylène restant constant, il a été supposé qu’il n’y avait pas plus d’acétylène que précédemment dû au commutateur du régleur en charge. Jusqu’aux dernières analyses les concentrations de CO étaient de l’ordre de quelques centaines de ppm, ce qui implique que le point chaud n’évoluait pas au contact d’isolation cellulosique.Suivant ces conclusions, des AGD ont été effectuées chaque semaine pour observer l’évolution du défaut et la charge du transformateur a été diminuée pour éviter tout accident jusqu’à ce que le transformateur soit retiré de son installation pour des investigations plus avancées.

resistance d’enroulement et inspection visuelle

Mi-décembre 2007 ce transformateur a été déplacé dans l’atelier de réparation de TSV pour des investigations poussées, et des réparations en conséquence.Suite aux essais électriques de recherche de défauts basse tension, les résistances d’enroulements HT (AB, AC et BC : mesures (1) sur Table 1), sous 5 A, ont montré un problème de contact sur les prises extrêmes et moyennes du régleur en charge.
Prise AB(1) AC(1) BC(1) AB(2) AC(2) BC(2)
1 115 114 142
119 118 118
18 127 118 135
102 102 102
35 148 149 159
119 119 118
Table 1: Résistances d’enroulements HT (mΩ): avant (1) et après (2) réparation
Dans des conditions normales sur une prise unique, les résistances d’enroulements doivent être presque les mêmes sur les trois phases. Dans ce cas des différences sont observées, particulièrement sur la résistance BC par comparaison aux résistances AB et AC.Prenant en compte les conclusions des analyses d’huile qui montraient que le point chaud était important et sans implication d’isolation cellulosique, et au regard des variations des mesures de résistances d’enroulements sur chaque prise, il a été supposé que le point chaud puisse être localisé sur les parties métalliques du régleur en charge.
Le transformateur fut ensuite décuvé et durant l’inspection visuelle un point chaud carbonisé (Figure 2) fût trouvé sur le sélecteur du régleur en charge à la base d’une connexion électrique sur le côté du collecteur central. Cet emplacement permet la connexion de différentes prises sur les enroulements principaux HT. Durant la remise en état du régleur en charge, quelques autres petits points de carbone ont été trouvés aux mêmes endroits sur les bagues collectrices. Cela est en accord avec les précédentes analyses des AGD et des résistances d’enroulements.
Figure 2: Point chaud du sélecteur du régleur en charge.
Au final le sélecteur du régleur en charge a été réparé et les nouveaux essais de résistances d’enroulements, sous 15 A, ont été réalisés (mesures (2) sur la Table 1). On observe que sur chaque prise les valeurs des résistances sont les mêmes. Et sur les prises extrêmes (1 et 35) les résistances sont pratiquement les mêmes (118 mΩ), ce qui est normal sur un régleur en charge avec inverseur.Après la réparation il est supposé que la cause initiale du défaut, due à son emplacement, pourrait être une légère perte mécanique de la capacité de compression d’un ressort. Ce ressort est utilisé pour maintenir aussi près que possible deux plaques métalliques de la connexion de prise du collecteur central à la prise. Le ressort le plus proche du collecteur sur la phase impaire B pourrait avoir généré dans le temps une carbonisation de l’huile à l’endroit où le ressort pourrait s’être desserré, et avoir ensuite formé le point chaud.Le client a tout d’abord eu une estimation de l’état de son transformateur, et les recommandations qui ont découlé de ce diagnostic. Ensuite l’appareil a été inspecté plus en détail et réparé pour pouvoir continuer à être utilisé. L’indisponibilité fut proche de quatre mois, et le client fut satisfait à 95 % de l’évaluation de son transformateur et de la réparation, qui ont pris en compte ses considérations techniques et économiques.

Relais Buchholz

File:Buchholz 1.gif
La plupart des transformateurs haute tension sont placés dans une cuve remplie d'huile, et comportent un relais Buchholz pour détecter les anomalies internes, toutes ces anomalies pouvant provoquer une alarme ou envoyer un signal de déclenchement.
Quand un arc électrique ou une surchauffe se développe à l'intérieur des enroulements, il y a dégagement de gaz par vaporisation de l'huile. Ces relais ont deux modes différents de détection.
  • Sur une accumulation lente de gaz, due probablement à une surcharge, le gaz s'accumule dans la partie supérieure du relais tandis que le niveau d'huile diminue. Une détection par flotteur est utilisée dans ce cas pour générer un signal d'alarme. Ce système détecte aussi les fuites d'huile.
  • Si un arc se forme, l'accumulation de gaz est rapide, et l'huile s'écoule rapidement dans le vase d'expansion. Cet écoulement d'huile actionne un commutateur fixé à une palette située dans le chemin de circulation d'huile. Ce commutateur normalement actionnera un disjoncteur pour arrêter (isoler) l'appareil avant que le défaut ne crée plus de dommages.
Les relais de Buchholz ont une vanne de test pour permettre au gaz accumulé d'être retiré pour l'essai. Le gaz inflammable trouvé dans le relais indique certain défaut interne tel que surchauffe ou arcage, tandis que l'air trouvé dans le relais indique juste que le niveau d'huile est bas ou qu'il y a une fuite.

Histoire

Cet appareil a été développé la première fois par Max Buchholz en 1921. Des relais Buchholz ont été utilisés sur les transformateurs de puissance au moins depuis les années 1940.

mardi 26 mars 2013

Analyse et fonctionnement des systèmes d'énergie électrique

Objectifs du cours

Ce cours est une introduction à l'ingénierie des réseaux d'énergie électrique. Après quelques rappels concernant les puissances et les systèmes triphasés, il s'intéresse à la modélisation et au fonctionnement des principaux composants. Le système "per unit" et le calcul de répartition de charge sont considérés en détail. Les régulations de la fréquence et de la tension sont ensuite décrites et analysées dans leurs aspects statiques. Enfin, le cours aborde l'analyse des défauts et des régimes déséquilibrés.

Table des matières et notes de cours

Introduction générale :  dias projetées au cours dans ce fichier

Notes de cours :     chapitres 1 à 12 dans ce fichier PDF   (env. 2 Mb)
                            chapitre 13 : sera fourni plus tard

Chapitre 1.   Puissances en régime sinusoïdal (et table des matières)
Chapitre 2.   Systèmes triphasés équilibrés
Chapitre 3.   Quelques propriétés du transport de l'énergie électrique
Chapitre 4.   La ligne de transport
Chapitre 5.   Le système "per unit"
Chapitre 6.   Le transformateur de puissance
Chapitre 7.   Le calcul de répartition de charge (ou load flow)
Chapitre 8.   La machine synchrone
Chapitre 9.   Comportement des charges
Chapitre 10. Régulation de la fréquence
Chapitre 11. Régulation de la tension
Chapitre 12. Analyse des défauts équilibrés
Chapitre 13. Analyse des régimes et des systèmes triphasés déséquilibrés


Travaux pratiques :
  • Calcul de load flow et réglages dans un réseau simple :

  • Exercices du Chapitre 13

  • Etude de cas : analyse du fonctionnement déséquilibré d'un petit réseau de distribution


Travaux personnels : utilisation d' ARTERE

ARTERE est un programme de calcul de load flow sous Windows (XP, Vista, 7) avec affichage des résultats sous forme de "listings" ou sur schéma unifilaire du réseau. Il peut également fournir un fichier MATLAB donnant la matrice d'admittance aux noeuds du réseau et un autre pour l'initialisation de simulations dynamiques au moyen de la bibliothèque SIMULINK utilisée dans le cours ELEC0047.  
  • Installation du logiciel

Télécharger le fichier exécutable (click droit - enregistrer la cible sous) à partir de ce lien :  artere.exe .

Le logiciel ne demande pas d'installation particulière. Il suffit de copier le fichier 
artere.exe sur le disque dur et de double-cliquer dessus.

Il est plus confortable de démarrer le logiciel dans le dossier où se trouvent le(s) fichier(s) de données. Ceci peut se faire simplement en plaçant
 artere.exe  dans ce répertoire. On peut aussi ajouter un raccourci sur le bureau et faire pointer ce raccourci vers le répertoire en question (click droit - "propriétés" - "démarrer dans...").

ARTERE offre la possibilité d'afficher les résultats du calcul sur un schéma unifilaire (voir documentation ci-dessous). Ceci requiert de disposer d'une machine JAVA. Pour savoir si votre PC en dispose, entrer la commande  "
java" (sans les guillemets) dans une boîte DOS. Si le système répond que la commande est inconnue,  il faut installer la machine java.  Ce logiciel peut être téléchargé gratuitement, 

L'affichage sur schéma unifilaire requiert de placer une applet java dans le répertoire où est exécuté ARTERE.
Télécharger le fichier par un click droit sur ce lien : jfig-simpleviewer.zip .  La placer simplement dans le répertoire où se trouvent les fichiers de données.  Si vous êtes amené à créer plusieurs répertoires de données, placer une copie du fichier dans chacun.  Ceci ne pose pas de problème puisque sa taille n'est que de 219 kbytes.

  • Guide d'utilisation du logiciel :  télécharger ce fichier (en anglais)
Explication du format des données : télécharger ce fichier (en anglais)

mercredi 20 mars 2013

Hexafluorure de soufre

Hexafluorure de soufre

Sulfur-hexafluoride-2D-dimensions.png
Sulfur-hexafluoride-3D-vdW.png
Formule chimique et vue 3D
Identification
Nom IUPAC Hexafluorure de soufre
No CAS 2551-62-4
No EINECS 219-854-2
Apparence gaz comprimé liquefie, incolore, inodore1.
Propriétés chimiques
Formule brute SF6
Masse molaire2 146,055 ± 0,005 g·mol−1
F 78,05 %, S 21,95 %,
Propriétés physiques
T° fusion -51 °C1
T° ébullition -63,8 °C (sublimation)
Solubilité 0,041 g·l-1 (eau)
Masse volumique 6,16 kg·m-3 (densité relative par rapport à l'air: 5,114)
Pression de vapeur saturante 21,5 bar21 °C)
Point critique 37,6 bar, 45,55 °C3
Thermochimie
Δvap 8,99 kJ·mol-1 (1 atm, 25 °C)4
Propriétés électroniques
1re énergie d'ionisation 15,32 ± 0,02 eV (gaz)5
Précautions
Transport
-
   1080   
SIMDUT6
A : Gaz comprimé
A,
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.
L’hexafluorure de soufre est un composé chimique de soufre et de fluor, de formule chimique SF6. C’est un gaz inerte, sans odeur, incolore.

Sommaire

Synthèse et propriétés chimiques

SF6 peut être préparé en exposant du soufre S8 à du fluor F2, procédé découvert par Henri Moissan et Paul Lebeau en 1901. Il se forme également d'autres fluorures de soufre au cours de cette réaction, mais ils disparaissent par chauffage (qui dismute le décafluorure de disoufre S2F10, très toxique) et traitement du produit par l'hydroxyde de sodium NaOH pour éliminer le tétrafluorure de soufre SF4 restant.
SF6 est pratiquement inerte chimiquement. Il ne réagit pas avec le sodium fondu, mais réagit de façon exothermique avec le lithium.
On peut préparer le SF5Cl à partir du SF4, mais il s'agit d'un oxydant fort qui s'hydrolyse rapidement en sulfate SO42-.

Applications

Le SF6 est utilisé :
  • comme gaz détecteur de fuites (usage maintenant interdit en Union européenne, Directive F-gas7)
  • dans la métallurgie pour la production d’aluminium et de magnésium ;
  • dans la fabrication de semi-conducteurs (en raison de son caractère inerte et de sa densité permettant de maintenir la pureté du milieu contre les poussières et éléments oxydants), ainsi que dans la gravure ionique réactive du silicium ;
  • dans la construction électrique : postes électriques (Gas Insulated Substation) et appareillage électrique à haute tension pour sa forte rigidité diélectrique et sa bonne stabilité à l'arc électrique ;
  • dans les accélérateurs de particules : pour les mêmes raisons ;
  • dans des applications médicales : par exemple pour la désinfection des matériels respiratoires contre les microbes aérobies ;
  • dans la semelle de certaines chaussures de sport jusqu’aux années 2000 (avant d’être remplacé par de l’azote, à cause de son caractère de gaz à effet de serre)8 ;
  • dans certains tours de magie : à cause de sa très forte densité (de même que l’hélium pour la raison inverse) ;
  • dans des spectacles : inspiré, il rend la voix plus grave (à cause de sa forte densité qui modifie la vitesse de propagation des ondes sonores dans l’espace vibratoire des cordes vocales) à l’inverse de l’hélium ; cette pratique est cependant déconseillée à cause des risques élevés de suffocation ;
  • L'intérêt pédagogique du SF6 est d'avoir des caractéristiques physiques permettant une mise en évidence du point critique « relativement » aisément. Tc vaut en effet environ 45 °C sous une pression de 37,6 bar9. L'expérience permet de faire « le tour » du point critique en observant le phénomène d'opalescence critique.

Danger en cas d’exposition à une concentration élevée et prolongée

Ce gaz est suffocant à haute concentration. Il n'est pas toxique. La ventilation du local dans lequel il est employé suffit normalement à réduire les risques de suffocation.

Applications électriques

Ce gaz est un excellent isolant électrique. Sa rigidité diélectrique est 2,5 fois supérieure à celle de l’air. Cette bonne tenue électrique, alliée à sa très bonne stabilité lorsqu’il est traversé par un arc électrique (ionisation très faible), en fait un matériau de choix pour l’isolement des disjoncteurs haute tension10. Plus généralement, il est utilisé dans les matériels des postes électriques. La particularité de l’industrie électrique est de recycler en grande partie l’hexafluorure de soufre utilisé : les appareils en fin de vie sont vidés de leur gaz, et ce gaz après traitement est utilisé pour remplir de nouveaux appareils.
En 2002, dans l’Europe des 15, le SF6 utilisé dans l’appareillage électrique n’a représenté que 0,05 % des émissions de gaz à effet de serre. Entre 1995 et 2005, les émissions de SF6 de l’industrie électrique ont diminué de 40 %11.

Aspects environnementaux

Le SF6 est l'un des 6 types de gaz à effet de serre visés par le Protocole de Kyoto ainsi que dans la directive 2003/87/CE. Son potentiel de réchauffement global (PRG) est 22 80012 fois supérieur à celui du CO2, ce qui en fait potentiellement le plus puissant gaz à effet de serre sur Terre. Cela signifie que chaque kilogramme de SF6 émis dans l’atmosphère a le même impact sur l’effet de serre global à long terme que 22 800 kilogrammes de CO2. Sa contribution à l’effet de serre global est cependant inférieure à 0,3 % en raison de sa faible concentration par rapport au CO213. Enfin, une diminution des émissions de SF6 a été observée de 1990 à 2004 (-40 % au Canada et -34 % en France)14,15, mais il faut néanmoins tenir compte du fait que sa durée de vie dans l'atmosphère est élevée : 3 200 ans16.

lundi 18 mars 2013

Machine synchrone

Principes généraux

3phase-rmf-320x240-180fc.gif
La machine synchrone se compose d'une partie tournante, le rotor, et d'une partie fixe, le stator. Le rotor peut se composer d'aimants permanents ou être constitué d'un bobinage alimenté en courant continu et d'un circuit magnétique (électro-aimant).
Pour produire du courant, on utilise une force extérieure pour faire tourner le rotor : son champ magnétique, en tournant, induit un courant électrique alternatif dans les bobines du stator. La vitesse de ce champ tournant est appelée « vitesse de synchronisme ».
Il n'est pas possible de faire démarrer correctement, sans aide extérieure, une machine synchrone en connectant ses enroulements statoriques directement sur un réseau alternatif.
Si l'on n'entraine pas le rotor par une force extérieure, il est possible de la faire tourner en alimentant ses enroulements statoriques par un courant alternatif dont la fréquence augmente progressivement de zéro à la fréquence de synchronisme et en faisant en sorte que la tension aux bornes des enroulements soit proportionnelle à la fréquence. Sa vitesse de synchronisme sera directement liée à la fréquence de l'alimentation électrique.
Un autre moyen est de réaliser l'auto-pilotage de la machine, c'est-à-dire de maintenir l'orthogonalité du flux magnétique rotorique par rapport au flux statorique5, par exemple, en disposant sur son axe un capteur qui délivre une information de la position du rotor. Cette information est traitée par un convertisseur électronique qui fournit le courant statorique à la machine, en phase avec sa force contre-électromotrice5.

Machine synchrone triphasée

Mise en équation

Méthode utilisée

Notations

  • Toutes les grandeurs statoriques sont repérées soit par l'indice S soit par des indices en majuscules.
  • Toutes les grandeurs rotoriques sont repérées soit par l'indice r soit par des indices en minuscules.
L'angle  \theta (t) = \Omega_m .t  \, correspond au décalage angulaire entre le stator et le rotor.
  •  L_S ; L_r     \, : Inductances propres d'un enroulement du stator ; d'un enroulement du rotor.
  •  M_S   \, : Inductance mutuelle entre deux enroulements du stator.
  •  M_{rS} \, : Valeur maximale de l'inductance mutuelle entre l'enroulement du rotor et un du stator (correspondant à une position pour laquelle θ = 0 ± 2π/3 ).

Hypothèse

La mise en équation n'est opérable que pour une machine à pôles lisses et dont le circuit magnétique est non saturé. Pour les autres machines, on apportera des correctifs permettant (avec plus ou moins d'exactitude) la prise en compte de leurs complexités.
Pour la suite on considère une machine pour laquelle :
  • Son circuit magnétique est homogène (entrefer constant) et non saturé. De ce fait, les diverses inductances sont constantes (entrefer constant).
  • Les courants des trois phases statoriques ont la même valeur efficace IS (la machine est assimilable à un récepteur triphasé parfaitement équilibré).
  • Elle possède une seule paire de pôles (machine bipolaire). Les machines multipolaires se ramènent à une machine bipolaire au prix d'une transformation angulaire.
Schéma enroulements M.S..png

Les courants

Au stator
On fixe l'origine des temps de manière à pouvoir écrire :
i_A (t) = I_S \sqrt{2} \cdot \cos \alpha_S  \,
On en déduit les courants des deux autres phases du stator :
i_B (t) = I_S \sqrt{2} \cdot \cos \left(\alpha_S - \frac{2 \pi}{3}\right) \,
i_C (t) = I_S \sqrt{2} \cdot \cos \left(\alpha_S + \frac{2 \pi}{3}\right) \,
Avec :  \alpha_S = \omega_S \cdot t  \,, et  \omega_S   \, : pulsation des courants statoriques.
Au rotor
Au rotor, il n'y a que le courant continu Ir alimentant la bobine du rotor par l'intermédiaire d'un contact glissant sur deux bagues collectrices.
Il n'y a pas de glissement dans le cas d'un moteur synchrone, seulement un léger angle de déphasage.
Remarque
Si le rotor est constitué d'un aimant, on considèrera une bobine produisant un moment magnétique équivalent, c’est-à-dire traversée par un courant Ir que l'on détermine à l'aide de la méthode d'Hopkinson (application du théorème d'Ampère à un circuit magnétique).
C’est-à-dire :
 L_a \, la longueur de l'aimant
 S_a ; S_b \, respectivement la section moyenne de l'aimant et celle de la bobine
On pose :
 \mathcal{M}_b = \mathcal{M}_a \,
 NI_r .S_b= H.L_a.S_a \,
En supposant que la bobine et l'aimant ont la même section, on obtient :
 NI_r = \frac{B_r.L_a}{\mu_0} \,

Les flux

Flux à travers un enroulement statorique
\Phi_A = L_S i_A + M_S i_B + M_S i_C + M_{rS} \cos \theta \cdot I_r ,
Comme :
 i_A + i_B + i_C = 0 \,, alors M_S i_B +M_S i_C = - M_S  i_A  \,,
\Phi_A = (L_S - M_S) i_A + M_{rS} \cos \theta \cdot I_r ,
On pose
  •  (L_S - M_S) = \mathcal{L}_S  \, : inductance cyclique
L'expression du flux devient alors
 \Phi_A = \mathcal{L}_S i_A + M_{rS} \cos \theta I_r \,
l'expression du nombre complexe représentant le flux est
 \underline \Phi_A = \mathcal{L}_S \underline i_A + M_{rS}  \underline I_r \,
avec  \underline I_r \, la représentation complexe d'un courant sinusoïdal « fictif » de valeur maximale  I_r \, et de pulsation \theta = \omega t \,.
En toute rigueur, cette substitution n'est valable qu'en régime établi : aucune modification de la charge ou de l'alimentation. C'est une condition nécessaire pour affirmer que la fréquence de rotation est exactement égale à la fréquence de l'alimentation.
Flux à travers un enroulement rotorique
Le flux traversant le rotor est le résultat de deux champ magnétiques :
  • Le champ tournant, créé par les enroulements statoriques ;
  • Le champ propre, créé par l'enroulement rotorique qui est constant (courant continu) mais qui tourne mécaniquement à la même vitesse que le précédent (machine synchrone). Avec la même limite qu'au paragraphe précédent : aucune modification de la charge ou de l'alimentation.

Les tensions

Tension aux bornes d'une phase du stator
 \ V_A =  R_S . I_A +  \frac{d\Phi_A}{dt} \,
 \underline V_A =  (R_S  + j \omega_S \mathcal{L}_S) \underline I_A + j \omega_S \mathcal{M}_{rS} \underline I_r \,
On pose  E_{av} la tension à vide, c’est-à-dire la tension lorsque  \underline I_A = 0 (tension créée par le seul champ rotorique)
 \underline V_A =  (R_S  + j \omega_S \mathcal{L}_S) \underline I_A + \underline E_{av} \,

Modélisation

Il existe plusieurs modèles équivalents de la machine synchrone suivant le nombre de paramètres dont on veut tenir compte.

Le modèle équivalent de Behn-Eschenburg

Le modèle de Behn Eschenburg ne s'applique que si la machine est non saturée et à pôles lisses. C'est le plus simple, il ne tient compte d'aucune saturation ni variation de l'entrefer. Il consiste à remplacer chaque phase de la machine par un ensemble de trois dipôles en série tels que la tension aux bornes de ce dipôle est égale à :
 \underline E_{av} =  (R_S  + j \omega_S \mathcal{L}_S) \underline I_A + \underline V_A = (R_S  + j X_S) \underline I_A + \underline V_A \,
Schéma modèle B.E..png
avec :
R_S  \, et   X_S \, constants et indépendants du fonctionnement de la machine.
  \underline E_{av} = k  \omega I_r \, uniquement proportionnelle à la fréquence de rotation et au courant d'excitation (courant rotorique).
Ce modèle convient bien aux gros turboalternateurs de forte puissance. On peut encore simplifier le modèle (et les calculs qui en découlent) en négligeant R_S  \, devant   X_S \, .

Le modèle équivalent de Potier

Détermination des paramètres du triangle de Potier.
Ce modèle est plus complet que celui de Behn-Eschenburg. Il tient compte de la saturation en faisant varier le courant d'excitation en fonction du courant traversant les bobines du stator. Cette modification du courant excitateur fait varier la fcem.
Dans ce modèle on a :
 i_r = i_{rv} - \alpha.I \,
 E = V + R.I + j.\omega.\lambda.I \,

Le modèle de Blondel à deux réluctances

Il permet de prendre en compte les variations angulaires de réluctance des machines synchrones à pôles saillants.

Stabilité statique

La stabilité en régime dynamique du réseau électrique est son aptitude à éviter tout régime oscillatoire divergent et à revenir à un état stable acceptable. Ceci inclut l’intervention éventuelle des protections et automatismes divers fonction des perturbations envisagées6.
Schéma électrique équivalent d'un générateur synchrone.
La puissance active délivrée par une machine synchrone à ses bornes est égale à :
P_{active} = U_{bornes}*I*\cos{\phi} = \frac{E \cdot U_{bornes}}{X_{generateur}} \cdot \sin{\delta}
Avec les notations du schéma ci-contre, c'est-à-dire E la tension électromotrice du générateur, X_{generateur} son impédance, I le courant, U_{bornes} la tension à ses bornes, \phi le déphasage entre courant et tension et \delta l'angle interne du générateur, autrement dit l'angle entre Ubornes et E.
Deux angles internes sont possible quand la puissance délivrée par le générateur est égale à la puissance mécanique qui lui est fournie.
Les flèches en vert indique la direction que prend l'angle interne dans les différentes zones. On voit clairement que le point A est stable, le point B ne l'est pas7
Ce générateur reçoit une puissance mécanique, typiquement d'une turbine, notée Pm. À l'équilibre, la puissance entrante, mécanique, est égale à la puissance sortance, électrique. On néglige ici les pertes6. Pour cet équilibre deux angles internes sont possibles (cf. image).
L'angle interne du générateur est régi par l'équation suivante6 :
 \frac{J \cdot \omega_m}{p} \cdot \frac{d^2 \delta}{dt^2} = P_m - P_e
\omega_m est la vitesse mécanique du rotor, J le moment d'inertie du rotor, p le nombre de pôle du générateur et Pe la puissance électrique. D'après cette équation si la puissance mécanique est supérieure à la puissance électrique consommée, alors l'angle interne augmente et inversement. On en déduit le diagramme ci-contre quant à la direction que prend l'angle interne en cas de petite variation autour du point d'équilibre.

Notes et références

  1. Les quadrants II ou IV du plan couple-vitesse (dit des « des quatre quadrants »), figurant dans l'article « Quadrant (mathématiques) », avec la vitesse en ordonnée et le couple en abscisse. Comme toutes les machines électriques — qui sont par nature réversibles —, une machine synchrone passe sans discontinuité du fonctionnement « moteur » au fonctionnement « générateur » par simple inversion du signe du couple (charge entrainée ou entrainante, par exemple pendant les phases d'accélération ou de freinage) ou du signe de la vitesse (inversion du sens de rotation).
  2. BTS Électrotechnique (deuxième année) – Machine à courant continu – Quadrants de fonctionnement [archive], site physique.vije.net, consulté le 8 août 2012.
  3. Dans les quadrants I ou III du plan couple-vitesse définit dans la note ci-dessus.
  4. Description d'un moteur synchrone [archive], sur le site sitelec.org, 7 septembre 2001, consulté le 28 mars 2012.
  5. a et b P(en) P. Zimmermann, « Electronically Commutated D.C. Feed Drives for Machines Tools », Robert Bosch GmbH – Geschäftsbereich Industrieaurüstung, Erbach, Germany, p. 69-86 in Proceding of PCI Motorcon, septembre 1982, p. 78-81.
  6. a, b et c Stabilité dynamique des réseaux électriques industriels [archive]. Consulté le 18 décembre 2012 [PDF].
  7. Diagramme inspiré du polycopié Grundlagen der Hochspannungs- und Energieübertragungstechnik de la TU Munich, p. 246.